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Les dates clé

Synthése des éléments historiographiques collectés par M. Gérard Fleury, historien, membre de la Société Française d’Archéologie, et les données des plans en excluant les autres représentations iconographiques de Belleforest (1575) la vue de Loches de Gaignières (1699) et le panorama de Loches et Beaulieu daté de 1759 et les représentations du XIXe siècle.

LA CHAPELLE DE VIGNEMONT SELON LES EPOQUES

Epoque gallo-romaine ou Haut Moyen Age
Des débris de poteries, des auges et des cercueils en pierre exhumés au cours de fouilles non renseignées témoigneraient d’une occupation primitive du site dès ces périodes reculées.
1173
L’“ecclesia Sanctae-Maria de Vineo-Monte” est citée parmi les possessions de l’abbaye de Beaulieu.
1180
Les archives mentionnent une “chapelle Saint-Jean de Loches” comme possession de l’abbaye de Cormery ; ce même vocable est utilisé pour désigner l’actuelle chapelle sur le plan Lhuillier en date du milieu du XVIIe siècle.
Ca 1582
La date d’abattage des bois de la charpente actuelle a établi par dendrochronologie que cette dernière “a été mise en place en 1582 (ou dans une année postérieure très proche)”.
1586
Le témoignage d’un “espion huguenot” décrit une chapelle et quelques murailles qu’il désigne par le “fort de Vignemont” ; c’est la seule source qui suggère la fortification de la chapelle ou de ses abords, en cette fin du XVIe siècle ; cependant, aucune trace, ni aucun arrachement des compléments de fortification n’est visible sur les élévations, ce qui permet de douter qu’elle fut défensive.
1738
Avec l’effondrement du rempart, le cimetière Saint-Ours est condamné et transféré sur le site de l’ancien cimetière de Vignemont qui avait été supprimé quelque temps auparavant.
1756
Une délibération municipale rapporte la ruine complète de la sacristie de la chapelle qui a fait suite à l’écroulement du coteau et qui menace l’intégrité de la chapelle. La “ nécessité de démolir la chapelle [et l’] impossibilité d’enterrer dans le cimetière et la chapelle” sont alors mises en exergue ; il est donc probable, comme dans beaucoup d’églises médiévales, que la sacristie fut détachée de l’église car aucune trace de mur ou de raccord de toiture n’est visible sur la façade nord de la chapelle.
1786
“L’ancien cimetière de 138 chaisées, actuellement en jachère, où se trouve une ancienne chapelle servant de grange” est loué.
1793
La chapelle est saisie comme bien national et vendue en deux lots. Le plan de cadastre de 1826 atteste bien de la division du site.
1812
Dans son Dictionnaire de l’arrondissement de Loches, T2, p. 166, J.-M. Dufour écrit qu’“anciennement la chapelle avait pour vocable Sainte-Marie et appartenait à l’abbaye de Beaulieu. Après la ruine de cette chapelle Sainte-Marie, une nouvelle chapelle fut reconstruite sous le vocable de Saint-Nicolas, autour de laquelle était le cimetière de l’église paroissiale Saint-Ours”.
1905
La famille Lhopitalier devient propriétaire de la chapelle et le restera jusqu’en 2003.
1989
La chapelle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 13 juin.
1998
Un incendie se déclare dans le comble de la nef et reste limité grâce à l’intervention des pompiers. Les six fermes orientales sont alors remplacées à neuf et à « l’identique » de l’existant. La toiture bénéficie dans le même temps d’une réfection complète des ouvrages.
2003
Messieurs Jean et Maxence Hecquard, père et fils, se portent acquéreurs de la chapelle.
2008
Des mesures de première urgence ont déjà été prises en 2008 afin de garantir au mieux le clos et le couvert de l’abside : les baies ont été fermées par des plaques translucides alors que le couvrement de l’abside a été entièrement bâché et la couverture de la nef, réparée. Les propriétaires ont parallèlement procédé à la coupe ou l’élagage des
arbres autour de la chapelle notamment côté ouest et au droit de l’abside. Une première étude préalable à la restauration de l’abside a été établie en janvier 2008 et approuvée par la DRAC.
2011
Restauration de l’abside.